Chimère

 

Chimère

Par Françoise Contat

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Un soir d’automne, le spleen. Et des étourneaux par centaines. Il m’est venu à l’esprit d’inverser terre et mer et de penser que ces oiseaux étaient comme un banc de poissons et que, de fait,  je me trouvais au fond de l’océan.

 

 

 

Le soir où la méduse a combattu Persé

Pluie d'or de Pégase, œuvre de sang versé

Tandis que je guettais le doux vol des vaisseaux

Au fond de l'horizon nageaient des étourneaux.

 

Ils abordèrent tous les tuiles argentées.

Frôlèrent l'écume des feuilles mordorées.

Tanguèrent si profond de bâbord en tribord

Que la houle crée mit le gréement plein nord.

 

J'abandonnai mon cœur au rythme des marées

Elevant mon esprit aux nimbes éthérés.

Soudain plongeant sans peur dans le gouffre du ciel,

 

Me jetant dans la bouche un âpre goût de fiel,

Ancrant leurs regards noirs dans mes yeux effarés.

Ils gobèrent ma vie en longs becs acérés.

 

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