Trois pour deux

 

Trois pour deux

 

Scénette médiévale de

Erite par : Luce, Françoise et Jeanine

         TEXTE DEPOSE - illustration internet

Besoins : 2 bourses remplies d’or, un gros tonneau, une fiole de potion, un hibou sur son perchoir, de la fumée verte, un chaudron, une cuillère en bois.

 

Trois pour deux

 

MERLINE (La guérisseuse, Narratrice)

Oyez, oyez braves gens ..... Venez écouter l’histoire de deux damoiselles en détresse qui vivaient au château de Villelaure dans notre beau pays de Provence.

 

Deux sœurs :

(Elle les désigne du doigt en saluant)

Damoiselle Sorimonde et Damoiselle Cornaline,

 

CORNALINE

Oh ma sœur ! Quel désespoir ! Notre père n’en démord pas, il veut absolument nous marier avec nos cousins

  Ah !

(Elle monte sur une chaise)

Ya un rat !

 

SORIMONDE (Françoise)

Chère Cornaline, séchez vos larmes, vous savez bien que nous ne pourrons jamais « épousailler » nos cousins car nos cœurs sont pris !

(Elle monte sur l’autre chaise)

C’est une souris

 

CORNALINE (Jeanine)

Moi je déteste ce Gauthier, il est si mal fichu, si arrogant, je n’y survivrai pas.

Mais c’est une grosse souris

 

SORIMONDE (Françoise)

Mais comment désobéir à notre père ?

Elle est partie

 

CORNALINE (Jeanine)

(Pleurant)

Il nous enfermerait dans un couvent pour faire pénitence jusqu’au trépas !

Ya aussi des araignées

 

SORIMONDE (Françoise)

Nous devons trouver un moyen d’échapper à ce triste destin …. Laissez-moi réfléchir.

(Elles descendent des chaises, s‘assoient dessus et chuchotent l’une près de l’autre)

J’ai entendu parler d’une certaine guérisseuse, enchanteresse qui vivrait cachée tout au fond du bois des prières. Elle soulagerait nos pauvres paysans de bien des maux.

 

CORALINE (Jeanine)

Oui, ma servante m’en a parlé ce tantôt. Elle se nomme Merline et préparerait moult potions et onguents pour les dames de la cour. Peut-être pourrions-nous lui faire visite et quérir médecine.

 

SORIMONDE (Françoise)

Quérir médecine ? Pourquoi, ma sœur ? Nous ne sommes pas malades ; nous sommes amoureuses.

(Elles remontent sur les chaises. Elles ont échangé leurs places)

C’est plein d’araignées

 

CORALINE (Jeanine)

Peut être aura-t-elle quelque enchantement susceptible de nous aider.

Ce château est dégoutant

(Elle descend de la chaise)

 

SORIMONDE (Françoise)

Vous avez raison, le temps presse, notre père souhaite rapides épousailles, c’est notre unique espoir.

(Elle descend de la chaise)

 

CORALINE (Jeanine) SORIMONDE (Françoise)

(Bras dessus bras dessous)

Allons voir Merline !

 

CORALINE (Jeanine)

(Sursautant)

Ah !  …. un lépreux

 

SORIMONDE (Françoise)

(Se retournant)

Mais non ….. C’est le père Fouras

 

CORALINE (Jeanine) SORIMONDE (Françoise)

(Bras dessus bras dessous l’autre bras dressé vers le ciel)

Que trépasse si je faiblis !

 

(Elles font le tour du public pendant que Merline s’installe)

 

…………………………………………………………………………………………………..……..

 

(Elles entrent)

MERLINE (Marie Pierre)

Bonjour les filles

 

CORALINE (Jeanine) SORIMONDE (Françoise)

Merline, Merline, nous t’en prions, nous avons deux amants adorés mais notre père veut …………………

 

MERLINE (Marie Pierre)

Je sais ….. Il veut vous marier avec deux affreux

 

CORALINE (Jeanine)

Que peux-tu faire pour nous venir en aide ? Nous te donnerons ……

 

MERLINE (Marie Pierre)

Je sais ….. Tout ce que je voudrais

 

SORIMONDE (Françoise)

Aide-nous par pitié

 

MERLINE (Marie Pierre)

Je sais ……………… Parce que vous le « vallez » bien

(Position de photo)

 

CORALINE (Jeanine) SORIMONDE (Françoise)

Que devons nous faire ?

 

MERLINE (Marie Pierre)

D’abord m’obéir en tout point ………….. et puis …… Mille écus

(Elle tend la main. Elles paient avec deux bourses remplies)

…………. et puis ……. Vinasse gouleyante ……………. pour mon hibou bien sûr

 

MERLINE (Marie Pierre)

(Pour elle-même et le public)

Je vais préparer le philtre de l’oubli :

(Elle jette les ingrédients dans le chaudron et tourne avec une cuillère en bois)

Racine de mandragore qui fond dans la bouche pas dans la main. Un repas, un café, un  freedent. Du pain, du vin et du ……… Boursin.

(Une fumée verte s’échappe du chaudron)

Feu vert ! La patte de l’expert.

 

CORALINE (Jeanine) SORIMONDE (Françoise)

Ducro il se décarcasse et ça change tout !

 

MERLINE (Marie Pierre)

Faites boire ce philtre à votre père. (Elle leur donne la fiole de potion-

Cette nuit il va dormir d’un sommeil profond. Quand il se réveillera il aura oublié ce qu’il voulait obtenir de vous deux.

 

CORALINE (Jeanine) SORIMONDE (Françoise)

Mille grâces …………. Merline

(Elles s’éloignent en s’inclinant)

 

MERLINE (Marie Pierre)

(Elle les interpelle)

N’oubliez pas mon petit cadeau !

(Elle se couche et s’endort)

 

CORALINE (Jeanine) SORIMONDE (Françoise)

Oui, oui !

 

………………………………………………………………………………………………….………………….

 

CORALINE (Jeanine)

(Dans le public)

Ma sœur, ma sœur notre père s’est levé matines tout transformé. Il m’a béni puis m’a fait fortes embrassades. Je n’en reviens pas.

Il vous demande prestement, pour vous bénir aussi, et parler de nos épousailles avec nos amants adorés.

 

SORIMONDE (Françoise)

(Dans le public)

Bénie soit Merline ! Son philtre a fait miracle.

 

CORALINE (Jeanine) et SORIMONDE (Françoise)

(Elles se rejoignent pour faire rouler un tonneau)

Haribo c’est beau la vie, pour les grands et les petits.

Merline, Merline, nous t’apportons ….

 

MERLINE (Marie Pierre)

Je sais ………Vinasse gouleyante …….

 

CORALINE (Jeanine), SORIMONDE (Françoise)

(En riant)

Pour ton hibou ! ………….. Bien sûr !

 

 

Fin

 

 

 

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