16 Le petit sapin et ses aiguilles

Le petit sapin et ses aiguilles

par

Françoise CONTAT

D’après Madame Sarah Conne Briant

Ce conte je l'ai raconté des centaines de fois. Les enfants l'adorent. Il est vrai que c'est un conte batisseur, je pense que je n'ai pas besin de vous dire pourquoi, et qu'il est très important de le raconter souvent.

Il était une fois, dans une grande forêt, un petit sapin qui vivait tout seul. Sa graine était venue, au gré du vent, se planter là. Il avait poussé sans frère, sans sœur, sans parents, tout seul. Il était petit. Il était le seul à avoir des aiguilles au bout de ses branches. Les autres arbres avaient des feuilles.

Des feuilles qui changent de couleur. Qui sont vert clair quand elles naissent au printemps, vert foncé en été ; marron, ocre jaune, mordoré en automne et qui tombent en hiver. Les autres arbres étaient très fiers de leurs jolies feuilles changeantes et ils se moquaient souvent des aiguilles du petit sapin qui restaient toujours pareilles.

Les grands arbres à feuilles disaient :

- Regardez comme il est vilain, le petit sapin, avec ses bêtes aiguilles. Comme personne ne pouvait le défendre le petit sapin était très triste et les grands arbres en profitaient.

Un jour d’hiver, le petit sapin en eut assez que tout le monde se moque de lui. Il voulait être beau, très beau, le plus beau de tous les arbres de la forêt.

Il savait qu’une fée habitait dans la forêt et avant de s’endormir il la pria d’intervenir.

(Joindre les mains en prière)

- Fée de la forêt, s’il te plaît, je voudrai être beau. Change mes  bêtes aiguilles. Fais moi des aiguilles en or, comme ça je serai le plus beau de la forêt et plus personne ne se moquera de moi.

La fée de la forêt qui est une gentille fée et qui passait par là a entendu la prière du petit sapin et d’un coup de baguette magique (faire un geste magique) elle l’a trans-for-mé (bien détacher les syllabes).

Le lendemain matin le petit sapin s’est réveillé. Il a étiré ses branches (étirer ses bras) et il a vu, au bout de ses branches, (écarter les doigts) des aiguilles d’or. Il était heureux

Les arbres de la forêt s’en sont aperçus :

- Vous avez vu le petit sapin il est tout en or. Comme il est beau, comme il brille.

Le petit sapin redressait la tête, il était fier.

Mais les arbres ont parlé :

- Vous avez vu le petit sapin il est tout en or, vous avez vu le petit sapin il est tout en or. Ils ont par lé, parlé, parlé, et la nouvelle est arrivée au bord de la forêt. Sur le chemin passait un voleur. Le voleur a entendu que, dans la forêt, il y avait un petit sapin avec des aiguilles tout en or. Il est entré dans la forêt avec un grand sac. Il s’est approché du petit sapin et d’un seul coup, a arraché toutes les aiguilles d’or du petit sapin, puis il est parti.

Le petit sapin s’est retrouvé «tout nu» dans le vent du soit. Il avait froid, il était malheureux. Et les arbres de la forêt en on profité. Ils se sont moqués :

- Vous avez vu le petit sapin, ce matin il faisait «son beau» avec ses aiguilles d’or et ce soir : il n’a plus rien, il est tout nu, c’est « bien fait », (faire claquer sa langue et gratter son menton avec son pouce).

Alors le petit sapin à encore prié la fée de la forêt :

- Fée de la forêt, s’il te plaît, je voudrai être beau. Fais-moi des aiguilles ... Pas en or le voleur me les prend. Fais-moi des aiguilles en cristal (en verre) transparentes et légères.

La fée de la forêt qui est une gentille fée et qui passait par là a entendu la prière du petit sapin et d’un coup de baguette magique (faire un geste magique) elle l’a trans-for-mé (bien détacher les syllabes).

Le lendemain matin le petit sapin s’est réveillé. Il a étiré ses branches (étirer ses bras) et il a vu au bout de ses branches (écarter les doigts) des aiguilles en cristal (en verre) transparentes et légères. Il était heureux.

Les arbres de la forêt s’en sont aperçus :

- Vous avez vu le petit sapin, ses aiguilles brillent comme des milliers d’arc-en-ciel. Comme il est beau,

Le vent léger du matin est passé à travers les aiguilles de cristal (de verre) du petit sapin et il a fait de la musique. (Fredonner gling, gling, gling sur l’air de vive le vent)

Les grands arbres ont ajouté:

-En plus d’être beau il fait de la musique.

Le petit sapin redressait la tête, il était fier. (Redresser la tête)

Mais, le vent léger du matin, dans l’après midi a forci et le soir c’était une tempête. Il est passé à travers les branches du petit sapin, à fait s’entrechoquer violemment toutes les aiguilles. Elles se sont toutes brisées et sont toutes tombées sur le sol.

Le petit sapin s’est retrouvé «tout nu» dans le vent du soit. Il avait froid, il était malheureux. Et les arbres de la forêt en on profité. Ils se sont moqués :

- Vous avez vu le petit sapin, ce matin il faisait «son beau» avec ses aiguilles de cristal (de verre) et ce soir : il n’a plus rien, il est tout nu, c’est bien fait, (faire claquer sa langue et gratter son menton avec son pouce).

Alors le petit sapin à encore prié la fée de la forêt :

- Fée de la forêt, s’il te plaît, je voudrai ...... fais moi des aiguilles ...... Pas en or le voleur me les prend ...... Pas en cristal (en verre) le vent les brise. Fais moi des ......….. des feuilles comme tous les autres arbres.

La fée de la forêt qui est une gentille fée et qui passait par là a entendu la prière du petit sapin et d’un coup de baguette magique (faire un geste magique) elle l’a trans-for-mé (bien détacher les syllabes).

Le lendemain matin le petit sapin s’est réveillé. Il a étiré ses branches (étirer ses bras) et il a vu au bout de ses branches (les mains fermées, paumes vers le haut) que ses aiguilles étaient devenues des feuilles. Il était comme les autres. Il était heureux.

Les arbres de la forêt s’en sont aperçus :

- Vous avez vu le petit sapin, il a des feuilles, il est comme nous. « C’est » pas trop tôt, enfin, il s’est décidé à nous ressembler.

Le petit sapin était content.

Mais, la chèvre est venue avec ses petits biquets. Quand elle a vu qu’il y avait un petit sapin avec des toutes petites feuilles, toutes vertes, toutes neuves, elle les a donné à manger à ses petits biquets et ils ont mangé, mangé, mangé, (Faire le geste d’arracher les feuilles) toutes les petites feuilles vertes du petit sapin.

Le petit sapin s’est retrouvé «tout nu» dans le vent du soit. Il avait froid, il était malheureux. Et les arbres de la forêt en ont profité. Ils se sont moqués :

- Vous avez vu le petit sapin, ce matin il faisait «son beau» avec ses petites feuilles vertes et ce soir : il n’a plus rien, il est tout nu, c’est bien fait, (faire claquer sa langue et gratter son menton avec son pouce).

Alors le petit sapin à encore prié la fée de la forêt :

- Fée de la forêt, s’il te plaît, je voudrai ...... fais-moi des aiguilles ...... Pas en or le voleur me les prend ...... Pas en cristal (en verre) le vent les brise. Pas des feuilles la chèvre les mange. Fée de la forêt, s’il te plaît, je voudrai que tu me rendes mes aiguilles.

Parce que mes belles aiguilles vertes, le voleur ne les prend pas pour les mettre dans un sac.

Parce que mes belles aiguilles vertes, le vent ne les brise pas. Il peut souffler, tempêter, il n’arrive pas à me les arracher.

Parce que mes belles aiguilles vertes, la chèvre et ses petits biquets ne les mangent pas. S’il te plaît, Fée de la forêt rend-moi mes belles aiguilles vertes.

La fée de la forêt qui est une gentille fée et qui passait par là a entendu la prière du petit sapin et d’un coup de baguette magique (faire un geste magique) elle l’a trans-for-mé (bien détacher les syllabes).

Le lendemain matin le petit sapin s’est réveillé. Il a étiré ses branches (étirer ses bras) et il a vu au bout de ses branches (écarter les doigts) ses belles aiguilles vertes. Il était comme avant. Il était heureux.

Les arbres de la forêt s’en sont aperçus :

- Vous avez vu le petit sapin, il est redevenu comme avant. Cela ne lui va pas si mal finalement. Il est même très beau ainsi. Le petit sapin redressait la tête, il était fier.

Depuis ce jour le petit sapin a grandi, grandi, grandi. Il est devenu le plus grand des arbres de la forêt.

Et en hiver quand les grands arbres ont perdu toutes leurs feuilles qu’ils ont froid et que lui seul reste vêtu de ses aiguilles il pourrait se moquer et dire :

- Vous êtres tout nu, Vous êtres tout nu (chantonner) c’est bien fait.

Mais le petit sapin redresse sa tête, il est fier d’être le plus grand de la forêt. Il regarde simplement par-dessus le sommet des grands arbres, le soleil se coucher avec des milliers de couleurs plus belles chaque soir.

 

FIN

 

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